Hier le soleil faisait pas trop le con alors j’ai pris mes blocs et suis allé chercher l’inspiration aux Buttes. Je sais que l’inspiration du dehors est à chaque fois en partie un échec pour moi. Je suis trop distrait. Tout ce qui bouge m’attire et je peux rester face bête à contempler un sac plastique accroché à des branches ou calculer en Nad-secondes le temps qu’une mère-grand met pour tracer 100m…

Bref tout un tas de choses qui m’empêche d’écrire autre chose que : « je me demandais bien ce que je foutais là ». Hier j’ai réécris cette phrase à nouveau.

Un chien de type "J'ai pas connu mon père" pose son cul face à moi et me fixe sans complexe. Je me dégonfle pas et je regarde sa tête de chien qui regarde ma tête de chieur. Je suis persuadé alors que c’est le chien du conte d’Hoffmann, j'attends donc qu’il parle…...  Mais les clebs c’est parfois mou de la lampe, et ils ne comprennent et ne parlent que quand tu dors. Avec les chats au moins c’est plus radical ; eux te fixent droit dans les yeux et sous-entendent arrogamment : « bien sur que je parle, t'as juste pas les oreilles qu'il faut pour m'entendre", certains même ponctuent par un "connard " avant de te bailler dessus et repartir la queue serpentante et le trou du cul comme un seul oeil ; c'est toujours overbooké un chat.

Le chien a du sentir que je pensais à un chat et a préféré tracer sa route, triste et penaud.

Je n’ai jamais pu écrire de deuxième phrase.

 

 

 

Longtemps je me suis couché très très tard !

 

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